Une collaboration entre LA PASSERELLE / scène nationale et 3MOTSDEPLUS, compagnie d’art littéraire, sur la saison 2023-2024

S’il faut un espace d’échange et du faire ensemble, nous l’avons ! C’est le fabuleux continent du langage. « Le monde entier est un théâtre. Et tous, hommes et femmes, n’en sont que les acteurs. » Manifester notre intériorité et notre être présent, nous le tentons sans cesse et par tous les moyens : mimiques, éclats de voix, graffitis, rengaines, petits mots doux, propos de comptoir,… Tout cela s’appelle écriture. Nous ne sommes pas pauvres, nous sommes démunis. Il y manque l’ordonnancement. Le théâtre en propose un majestueux – « La scène est un monde » (V Minnelli) – en faisant feu de tout bois et de tous les arts du spectacle. L’atelier d’écriture offre un autre mode d’assemblée et d’assemblage dans l’intimité des mots seuls.
A travers le passage de forme à forme, de langue artistique à expérience d’écriture, nous proposons d’apporter un écho « posé » au flamboiement scénique.


L’atelier dure 2h à 2h30. Le groupe est de 9 participant·e·s maximum. Il est ouvert à toutes et tous. Nulle compétence particulière n’est requise. La conception de l’atelier est nourrie par le spectacle. La séance est composée de moments d’écriture, d’apports de textes, d’échanges sur la réception de l’œuvre. On pourra prendre part à l’atelier sans avoir vu le spectacle en fonction des places disponibles.

Le lieu : La bibliothèque-atelier d’Heather – fonds littéraire de la poètesse Heather Dohollau – Espace Curie, 4 rue Félix Le Dantec à St-Brieuc. (Par la rue de Gouédic)

Réservation auprès de 3motsdeplus@gmail.com ou au tel : 06 77 68 56 72.

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SpectacleDates résaNombre de placesTarif préférentDate ateliercoût atelier
Le rêve et la plainte 1h30  Mar 17 oct  20h 12€/persVendredi 20 oct 10h-12h308€
Un chaperon rouge   1h  Mar 21 nov 20h   8€/persJeudi 23 nov 18h-20h7€
La grande marée      2h  Merc 13 déc 20h – (et 14) 18€/persMerc 13 déc 15h-17hGratuit
La chute des anges  1h10  Merc 20 déc 20h – (et 21) 12€/persJeudi 11 janv 18-20h (Chute temps 1)8€
Richard III              3h20  Mer 24 janv 20h 12€/persJeudi 1er février 10h-12h308€
Mikado                     1h  Merc 6 mars 20h 9€/persJeu 7 mars 18h-20h (Chute temps 2)6€
* Coût atelier : 15€ pour les personnes qui n’assisteront pas au spectacle et pour les non adhérents à 3motsdeplus. Adhésion annuelle non obligatoire : 22€

L’animateur : Michel Guyomard a été responsable du service culturel de la Ligue 22. Il a participé à ce titre à la création de la maison d’édition Théâtrales Il a assuré la programmation du Centre Culturel Régional pour la Jeunesse et organisé dans ce cadre des Rencontres de Théâtre Bretagne-Wallonie. Il a créé à Saint-Brieuc en 2000, un colloque national  » De la parole à l’écriture au long cours ». Il accompagne actuellement, au sein de l’association 3MOTSDEPLUS, les pratiquants des ateliers d’écriture, dans le développement de projets personnels.

Le spectacle (1h30) : Perruques, crinolines, viols de gambe, tout est là pour nous transporter à la cour du Roi Louis XVI. Celui-ci vient d’offrir à Marie-Antoinette une cuisine intégrée. Autour d’un pique-nique, l’on débat gentiment politique, hôpital public et crise climatique.

L’atelier : La pensée moyenne véhicule une langue moyenne qui ne s’entend plus. Au théâtre, le décalé radical des situations de parole renouvelle l’écoute et le sens. L’aventure de la langue en atelier offre aussi des procédures dont la pensée sort rafraîchie.

Le spectacle (1h) : Le conte revisité a perdu de son apparente naïveté. Ce chaperon rouge parle sans mots et avec images, d’initiation, du passage à l’âge adulte et de cruauté.

L’atelier : Ça n’est pas qu’une histoire pour les enfants. Si l’on sait aujourd’hui que le conte a une fonction édificatrice, on comprend moins comment l’archétype travaille anciennement nos structures mentales. C’est pourtant à cette profondeur que les variations qui sont apportées au récit peuvent puiser un nouveau sens.

Le spectacle (2h) : Hissons les voiles à la recherche de l’Atlantide. Au fil d’une enquête palpitante, l’œuvre lorgne tour à tour vers le roman d’aventures et la quête mythique, pour explorer finalement ce qui gît… en nous.

L’atelier : il est directement animé par Martin Mongin, auteur du texte du spectacle. « La Grande Marée nous entraîne dans un voyage à la fois documentaire et métaphysique à la recherche de ce qui est englouti en nous et hors de nous, voyage qui pourrait bien se poursuivre, à l’issue de la pièce, dans les rêves des spectatrices et des spectateurs. »

Le spectacle (1h10) : Portée par la prouesse physiques des circasien·ne·s, La Chute des anges contient tout entière, après l’effondrement, la question de la manière dont on s’en relève.

L’atelier : Le « gadin », la « pelle » ne sont-ils que des accidents fortuits ? S’ils sont le résultat d’un déséquilibre, ils nous ouvrent un vaste espace de désorientation et de songe. Et pourquoi pas une mise en alerte, un éveil ? Comme la psychanalyse, la littérature a su s’en emparer.

Le spectacle (3h20) : Dans sa traduction tragique de l’Histoire, Shakespeare nous montre un duc de Gloucester, boiteux, bossu, tenu à l’écart de la cour d’Angleterre en raison de sa difformité. Il obtient sa revanche en devenant le Roi Richard III, qui prend sur scène la figure d’un mafieux sanguinaire, détestable et drôle.

L’atelier : Shakespeare est à la fois dramaturge, poète et comédien, ce qui fait du texte l’élément central sur le plateau. Pris dans l’aire de l’interprétation théâtrale, quels phénomènes de transformation subit-il alors ? A quoi peut-on s’autoriser dans la rencontre avec une œuvre majeure du répertoire ? Que peut-on en dérober ?

Le spectacle (1h) : Dans ce jeu de baguettes qu’on laisse tomber en éventail, six acrobates aux idées bancales, s’emploient à des essais en forme de crash-test. Ce « petit récit d’effondrement » s’intéresse autant la chute qu’à la promesse de reconstruire… différemment.

L’atelier : Ce second temps d’exploration de la stabilité et de la chute est une proposition de ne pas nous en tenir à une prise en compte élargie du phénomène, ou au vertige de sa dimension spectaculaire, mais forts d’une nouvelle perspicacité, de pousser nos interrogations et nos écrits personnels sur l’art de tomber (et de rebondir ?)